02 avril 2009

Sous le prisme de BIEF

Le retour au pouvoir en 1958 du Général de Gaulle, suite à la crise algérienne, est ressenti comme un coup d'état fasciste par le groupe surréaliste. Sous la houlette d'André Breton, son fidèle collaborateur, Gérard Legrand mobilise la nouvelle-garde du mouvement - notamment José Pierre, Robert Benayoun et Jean Schuster, pour créer la revue BIEF, un organe de jonction surréaliste destiné à relier les prises de position du groupe. "Aux écluse du Surréalisme, qu'il soit entendu une fois pour toutes que l'eau qui monte et qui descend reste la même, et cependant se renouvelle toujours : BIEF tentera de cerner, chaque mois, le reflet de cette eau." (in n°1 - 15 novembre 1958).
On découvre au fil des pages des textes à orientation politique, comme l'article de José Pierre paru dans le n°5 - 15 mars 1959 et intitulé "Un peuple qui se décompose". L'auteur s'inquiète de "l'écœurement passif" de la jeunesse dont une partie rentre d'Algérie et s'insurge : "Que l'on cesse de monter en épingle Jeanne d'Arc, les campagnes de Louis XIV ou de Napoléon! Et que les rares éléments qui ne soient pas pourris, assurent à la jeunesse une vraie formation intellectuelle et révolutionnaire. Tout n'est peut-être pas perdu."
BIEF propose également des critiques littéraires et artistiques et aussi, une rubrique tenue par Joyce Mansour à la tonalité joliment provocatrice. A noter que la couverture du numéro 9, paru le 1 Décembre 1959 est consacrée à Benjamin Péret, disparu quelques mois plus tôt, et qui contribua à la revue.

Actuellement, la librairie Loliée propose :
  • [REVUE] BIEF. Jonction surréaliste. N°1 à N°12, novembre 1958 - avril 1960. Paris, Le Terrain Vague, 11 fascicules in-4 agrafés, emboitage d’éditeur. Collection complète, en édition de luxe, de cette revue surréaliste proposant des illustrations de Benjamin Péret, Hans Bellmer, Jean-Jacques Lebel, Robert Lagarde, Arshile Gorky, Toyen, Mimi Parent, Wolfgang Paalen, etc. Textes de Legrand, Breton, Arp, Mansour, Legrand, Schuster, Péret, etc.

26 mars 2009

Victor Hugo et la figure d'Olympio

Dans Les Voix intérieures, recueil paru en 1837, apparait le personnage d’Olympio, double de Victor Hugo. Cette figure est emblématique de ce que doit représenter le poète, un guide pour le peuple et pour les dirigeants. C'est lui qui voit la vérité, l'avenir et qui est chargé de les transmettre. André Maurois, dans sa biographie Olympio ou la Vie de Victor Hugo explique : "Écrire des poèmes d'amour est naturel au jeune homme ; le poète qui approche de la maturité attend de soi-même autre chose. Victor Hugo, entre 1836 et 1840, s'inquiète de ne jouer aucun rôle public. Chanter les bois, le soleil et Juliette [Drouet], ce fut bien, mais ne saurait remplir toute la vie d'un homme qui veut "être un esprit conducteur". La critique de la Revue des Deux mondes n'apprécie guère cet Olympio et Gustave Planche écrit dans le numéro du 15 juillet 1837 : "Il est fâcheux que le nom d'Olympio soit absolument impossible ; mais l'intention de M. Hugo, en créant ce barbarisme, est assez manifeste. Il est évident que, dans sa pensée, l'idée de lui-même s'associe à l'idée du Jupiter Olympien [...] M. Hugo n'est plus capable de clairvoyance, il a trouvé en lui-même un prêtre et un autel..." L'année de la parution des Voix Intérieures, Hugo fait seul un pèlerinage aux Metz, lieu de ses amours clandestines avec Juliette Drouet. Dans le recueil Les Rayons et les Ombres, paru en 1840, Hugo utilise à nouveau son double poétique dans "La tristesse d'Olympio". L'éternelle beauté de la nature contraste avec la souvenance du bonheur passé. Avec ces vers, Hugo écrit un monument de la poésie romantique. Mais, comme le précise Maurois : "La critique, pas plus que Juliette Drouet, ne reconnaissait alors la perfection de ce qui lui était jeté avec une magnifique profusion".
(portrait Victor Hugo : © Bibliothèque de l'Assemblée Nationale - photo Irène Andréani)

Actuellement, la librairie Loliée propose :
  • Hugo (Victor). Les Voix Intérieures. Poésie. Œuvres complètes. VI. Paris, Eugène Renduel, 1837, in-8, reliure d’époque. Édition originale.
  • Hugo (Victor). Les Rayons et les Ombres. Poésie. Œuvres complètes. VII. Paris, Delloye, 1840, in-8, belle reliure de Mercier. Édition originale. Exemplaire enrichi d'une longue lettre autographe de Sophie Gay à Victor Hugo dans laquelle elle fait l'éloge de ce recueil, datée Versailles le 21 May 1840 (3 pp. in-8).
  • Maurois (André). Olympio ou la Vie de Victor Hugo. Paris, Hachette, 1954, in-8, broché. Edition originale. Un des 60 premiers exemplaires sur Hollande.

18 mars 2009

Ionesco et l'Absurde

La première pièce de Ionesco, La Cantatrice Chauve, créée en France en 1950, déroute la critique conservatrice. Les pièces suivantes ne connaissent pas plus de succès. L’absence d’intrigue, la dégradation du langage, perçus d’abord comme des provocations, assurent peu à peu à Ionesco la notoriété d’un auteur d’avant-garde. La reconnaissance vient en 1960 lorsque Jean-Louis Barrault monte Rhinocéros au théâtre de L'Odéon. Béranger, le protagoniste est un double métaphorique de l'auteur et apparait pour la première fois dans Tueurs sans gages en 1959 et puis dans Le Roi se meurt en 1962. Avec La Soif et La faim, crée en 1965 à la Comédie Française, Ionesco poursuit son analyse de grands thèmes métaphysiques. Dans cette courte pièce en trois épisodes, l'auteur décrit la religion comme l'expression d'un conformisme, une aliénation de l'idéalisme aux classes dirigeantes.
Pour comprendre le théâtre de Ionesco, il faut se plonger dans Notes et contre-notes, ouvrage paru en 1962, dans lequel l'auteur revient sur les fondements et la portée de ce comique de l'absurde :
« Je n’ai jamais compris, pour ma part, la différence que l’on fait entre comique et tragique. Le comique étant l’intuition de l’absurde, il me semble plus désespérant que le tragique. Le comique n’offre pas d’issue. »

Les exemplaires que propose la librairie de La Soif et la Faim et de Notes et Contre-Notes, sont dédicacés au peintre Byzantios et à son épouse. Ionesco préfaça deux des expositions - en 1962 et 1972 - de l'artiste grec dont il défendait l'univers pictural qu'il qualifiait de spirituel.

Actuellement, la librairie Loliée propose en éditions originales de Ionesco :
  • Notes et contre-notes. Paris, Gallimard, collection « Pratique du Théâtre », 1962, in-8, broché. Édition originale enrichie d’un envoi autographe signé de l’auteur à Denise Byzantios, épouse du peintre.
  • La Photo du Colonel. Paris, Gallimard, 1962, in-12, broché.
  • Édition originale enrichie d’un envoi autographe signé à Madame Andrée Hubert Martin.
  • La Soif et la faim. Paris, N.R.F., 1965, in-8, broché. Édition originale de ce rare tiré à part de la NRF. Exemplaire enrichi d’un envoi autographe signé au peintre Byzantios.
  • Présent Passé Passé Présent. Paris, Mercure de France, 1968, in-8, broché, couverture illustrée d’un portrait photographique de l’auteur. Édition originale. Un des 60 exemplaires sur vélin pur fil Navarre, seul grand papier.
  • Découvertes. Illustrations de l’auteur. Genève, Albert Skira, collection « Les sentiers de la Création », 1969, in-8, reliure et étui d’éditeur. Édition originale ornée d’illustrations en noir et en couleurs. Exemplaire numéroté.

12 mars 2009

Les reliures de Sandra Aftalion

Après des études à l’école du Louvre, Sandra Aftalion passe six ans aux Ateliers d’Art Appliqués du Vésinet (A.A.A.V) où elle apprend les techniques de la reliure. Elle parfait sa formation en suivant des cours de dorure avec Alain Coutret, puis se spécialise dans l’art de la marqueterie. Ce sont les reliures en bois qui font la marque de fabrique de Sandra Aftalion. Son travail en transparence est unique. Elle superpose des couches de bois précieux poncés qu'elle mixe à des encres naturelles pour rendre un effet résolument moderne et délicat.


Retrouvez actuellement un choix de reliures de Sandra Aftalion en exposition à la librairie Loliée.

A consulter : le site de Sandra Aftalion.

04 mars 2009

Quiet days in Clichy avec Henry Miller

Quiet Days in Clichy (Jours tranquilles à Clichy), publié en 1956, est une promenade au cœur des nuit parisiennes des années folles. Dans ce roman autobiographique, Henry Miller relate sa vie avec son colocataire Carl et évoque ses conquêtes féminines. On retrouve dans le récit la tonalité de l'auteur, entre pudeur des sentiments et crudités du langage, qui lui valut de provoquer la critique. Les photographies contrastées de Brassaï, qui illustre l'édition originale, résonnent parfaitement avec l'univers de Miller.
Le récit fut adapté deux fois au cinéma : en 1970, sous la direction de l'artiste Jens Jørgen Thorsen qui s'appuie sur le texte pour évoquer la liberté sexuelle des années post-68, et en 1990 par Claude Chabrol qui se concentre plutôt sur la dimension autobiographique.

"I had no particular desire to go anywhere. I strolled over to the Etoile, which was only a few blocks away, and then instinctively headed down the Champs-Elysées in the direction of the Tuileries, thinking to stop somewhere along the line and have a black coffee. I felt mellow, expansive and at peace with the world."
Henri Miller - extrait de Quiet days in Clichy.



Actuellement, la librairie Loliée propose :
  • Miller (Henri). Quiet Days In Clichy. Photographs by Brassaï. Paris, The Olympia Press, 1956, in-12. Édition originale.

19 février 2009

La poésie narrative de Robert Desnos

Robert Desnos rejoint André Breton au début du Surréaliste et devient un des membres importants du mouvement. Il raconte ses rêves, écrit et dessine dans un état de transe. Il use de sa technique pour laisser s'exprimer la spontanéité de son inspiration. Il se sent rapidement enfermer par la doctrine de Breton et quitte le groupe en 1930. Son style devient alors moins excentrique. Desnos développe une poésie plus proche de la dure réalité marquée par la seconde guerre mondiale. De cette période date Etat de veille, qui reflète cette forme de poésie narrative particulière à Desnos.

"Poser sa tête sur on oreiller
Et sur cet oreiller dormir
et dormant rêver
A des choses curieuses ou d'avenir,

Rêvant croire à ce qu'on rêve
Et rêvant garder la notion
De la vie qui passe sans trêve
Du soir à l'aube sans rémission.

Ceci est presque normal,
ceci est presque délicieux
Mais je plains ceux,
Qui dorment vite et mal,

Et, mal éveillés, rêvent en marchant.

Ainsi j'ai marché autrefois,
J'ai marché, agi en rêvant,
Prenant les rues pour les allées d'un bois.

Une place pour les rêves
Mais les rêves à leur place."
Rêves - in Etat de veille - 1944

Actuellement, la librairie Loliée propose en éditions originales de Robert Desnos :
  • Deuil pour deuil. Paris, Editions du Sagittaire, les Cahiers Nouveaux, 1924, in-16, broché. Exemplaire sur Rives.
  • Corps et Biens. Paris, N.R.F., 1930, in-8, broché. Un des 109 premiers exemplaires réimposés sur vergé Lafuma.
  • Etat de Veille. 10 gravures au burin par Gaston-Louis Rond. Paris, Pour mes Amis, 1943, in-4, en feuilles, chemise. 10 gravures originales à pleine pages de Gaston-Louis Rond. Un des 20 exemplaires nominatifs réimposés sur Arches comportant un dessin original, 1 suite des eaux-fortes sur Chine et 5 eaux-fortes refusées.
  • Mines de rien. Paris, Broder, 1957, petit in-12, en feuilles, couverture rempliée, chemise et étui d'éditeur. 4 gravures originales en couleurs, hors texte, d’André Masson. Tirage limité à 130 exemplaires sur vélin de Rives, signés par l’illustrateur.
  • Mines de rien. Paris, Broder, 1957, petit in-12, belle reliure par Semet et Plumelle . 4 gravures originales en couleurs, hors texte, d’André Masson. Tirage limité à 130 exemplaires sur vélin de Rives, signés par l’illustrateur. Un des 10 exemplaires de chapelle, non annoncé dans la justification de tirage, enrichi d'une suite en noir, toutes les planches étant justifiées et signés par Masson.

11 février 2009

Les Poésies de Desbordes-Valmore

Au XIXe siècle, la poésie est un genre réservé aux hommes et peu de femmes publient sous leur vrai nom. La plus connue d'entre elles, Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859) est une autodidacte. Issue de la petite bourgeoisie ruinée par la Révolution, la jeune femme subsiste en devenant actrice et cantatrice. Après un mariage raté et la mort de son premier fils, elle épouse le comédien Prosper Lachantin, dit Valmore, dont elle aura trois enfants. Elle publie, dès 1819, un premier recueil, Élégies, Marie et Romances. La poétesse ne cesse dès lors d'écrire et arrête sa carrière théâtrale en 1823. Elle gagne rapidement l'admiration des ses pairs dont Balzac, Victor Hugo et Sainte-Beuve. Son inventivité, qui dépoussière le mètre, influence grandement Verlaine.
(sources : wikipédia, Larousse).


"Quand je t'écris à l'ombre du mystère,
Je crois te voir et te parler tout bas;
Mais, je l'avoue, en ce lieu solitaire,
tout est tranquille, et mon cœur ne l'est pas,
Quand je t'écris.

En vain j'écris : quand l'âme est oppressée,
Le temps s'arrête; il n'a plus d'avenir.
Non, loin de toi, je n'ai qu'une pensée,
et mon bonheur n'est plus qu'un souvenir :
En vain j'écris.

Je n'ai plus d'espérance :
Mais je ne voudrais pas, pour tout mon avenir,
perdre le souvenir! "

Le Billet - in Poésies, Boulard, 1830


Actuellement, la librairie Loliée propose :
  • Desbordes-Valmore (Marceline). Poésies. Paris, A. Boulard, 1830, 2 volumes in-8, demi-maroquin bleu à long grain à coins, dos sans nerfs, non rognés, couvertures imprimées et dos conservés (Mercier). Première édition collective, en grande partie originale, ornée de vignettes d’après Deveria, Henri Monnier, Tony Johannot et Pujol. Un des rares exemplaires sur papier vélin fin, contenant 4 figures hors-texte en 3 états, l’eau-forte pure sur vélin et les états avec et avant la lettre sur Chine. Ont été joints deux feuilles manuscrites de la poétesse, une longue pièce de vers autographe et une lettre concernant sa petite fille Ondine.

04 février 2009

Les rêveries de Max Bucaille



Mathématicien de formation, Max Bucaille (1906-1992) rejoint le groupe surréaliste en 1947. Poète collagiste souvent éclipsé par Max Ernst, son œuvre reste pourtant majeure. Dans Le Scaphandrier des rêves, un des ces livres références parus chez G.L.M. en 1950, voici comment le poète Jean Laude, rédacteur de la préface, présente le travail de l'artiste :
"Max Bucaille, puisqu'il s'agit ici de lui, prend une paire de ciseaux et de la colle. Il se munit de vieux ouvrages illustrés et, pour notre plaisir, rêve éveillé. [...] Qui regardera ces images, qui rêvera sur elle, pourra peut-être mieux soutenir dans la réalité les objets qu'il trouve ici composés."


Actuellement, la librairie Loliée propose :
  • Bucaille (Max). Le Scaphandrier des Rêves. Préface de J. Laude. Paris, GLM, 1950, in-12, broché. Édition originale comportant 13 collages, dont la couverture, de Max Bucaille. Tirage limité à 500 exemplaires sur vélin.
  • Bucaille (Max). Entre le Sommeil et le noir. Paris, Le Nyctalope, 1982, plaquette in-12, brochée. Édition originale comportant 7 collages de Max Bucaille.Tirage limité à 333 exemplaires numérotés sur Arches.

28 janvier 2009

Alastair, l'insaisissable

Alastair- nom d'artiste mentionné pour la première fois en 1907 - est le pseudonyme du Baron Hans Henning von Voigt (1887-1969), fils d'un lieutenant général prussien. Figure difficile à saisir, Alastair passe sa jeunesse à parcourir les grandes capitales européens et fait également un séjour à New York. Autodidacte, il gagne sa vie comme danseur, pianiste et dessinateur. Ce dernier talent lui vaut de se faire connaitre. Il expose ses premières œuvres dès 1910, à Cologne et Düsseldolf. Pendant la première guerre mondiale, il se réfugie en Suisse puis, dès le conflit terminé, reprend son rythme de vie effréné. L'entre deux guerre est sa période la plus productive. Il illustre Wilde, Barbey d'Aurevilly. Son style, marqué par une prédilection pour l'érotisme et le baroque, est influencé par Aubrey Beardsley. En 1928, lorsqu'il illustre Manon Lescaut pour l'éditeur anglais John Lane (qui a d'ailleurs travaillé avec Bearsdley), Alastair donne une teinte fantastique et surnaturelle au récit tout à fait surprenante.

Actuellement, la librairie loliée propose :
  • Alastair – Prévost (l’abbé). Manon Lescaut. Translated from the french the abbé Prévost by D.C. Moylan with eleven illustrations by Alastair and an introduction by Arthur Symons. London, John Lane the Bodley Head ltd, 1928, in-4, reliure en toile d’éditeur. Édition ornée de 11 compositions originales à pleine page par Alastair. Tirage Deluxe limité à 1850 copies.

21 janvier 2009

André Pieyre de Mandiargues



André Pieyre de Mandiargues (1909-1991) laisse une oeuvre abondante et variée : poèmes, nouvelles, romans, pièces de théâtre, essais, entretiens, sans compter les traductions et préfaces d'ouvrages de ses amis. Ce n'est qu'après la publication de son roman La Motyclette et l'attribution du prix Goncourt à La Marge en 1967 que Mandiargues atteint la notoriété. Son univers romanesque allie un lyrisme discret à une fantaisie érotique et baroque, influencée notamment par la lecture des romantiques Allemands et des poètes Elizabéthains. Proche des Surréalistes, Mandiargues intègre le groupe après sa rencontre avec André Breton en 1947. il maintient cependant une distance avec le mouvement, et conserve un style recherché, parfois précieux qui fait sa marque.


Actuellement, la librairie Loliée propose en éditions originales d'André Pieyre de Mandiargues :
  • Les Incongruités Monumentales. Paris, Robert Laffont, 1948, in-4, broché. Exemplaire sur Alfa.
  • Soleil des Loups. Paris, Robert Laffont, 1951, in-12, broché. Un des 30 exemplaires sur Corvol, seul grand papier.
  • Le Lis de Mer. Paris, Laffont, 1956, in-12, reliure par Honnelaitre. Un des 30 exemplaires sur Corvol, seul tirage en grand papier.
  • Feu de Braise. Paris, Bernard Grasset, 1959, in-12 à grandes marges, broché.Un des 52 premiers exemplaires sur Montval.
  • La Marge. Paris, N.R.F., 1967, in-8, reliure par M. de Bellefroid. Un des 40 premiers exemplaires sur Hollande. Prix Goncourt 1967.
  • Mascarets. Paris, Gallimard, 1971, in-8, broché. Un des 42 premiers exemplaires sur Hollande.

14 janvier 2009

Lucien Clergue - Zébrures newyorkaises


Lucien Clergue - Zébrées
5 photos originales prises à New-York en 1998

Actuellement, la librairie Loliée propose :

  • Clergue (Lucien). Zébrées. Poèmes et photographies de Lucien Clergue. S.l., Le Renard Pâle, collection « Art en Mécénie », 2006, 16 pages in-4 en accordéon, emboîtage d’éditeur en plexiglas. Édition originale ornée de 5 photographies originales.Tirage limité à 28 exemplaires sur Rives numérotés et signés par l’artiste.

07 janvier 2009

L'art primitif selon Wifredo Lam



Peintre cubain, né d'un père chinois et d'une mère mulâtre, Wifredo Lam étudie les Beaux-Arts à la Havane puis s'installe à Barcelone pour y poursuivre ses études. Fuyant la guerre d'Espagne, il se réfugie à Paris en 1937. Picasso le prend sous son aile et lui fait rencontrer les Surréalistes. Lam rejoint le mouvement et André Breton lui propose d'illustrer son recueil poétique Fata Morgana. En 1940, Lam gagne Marseille où il obtient finalement un visa de sortie pour rejoindre Cuba. Il embarque avec quelques amis, dont Breton et Ernst, et retrouve sa terre natale. En 1942, la galerie Matisse organise à New York la première exposition monographique de ses œuvres. Là où Picasso et ses contemporains valorisent l'art africain comme nouvelle approche des traditions picturales européennes, Wifredo Lam, à l'inverse, influencé par les grands maîtres - notamment Bosch et Goya, utilise son héritage métis pour créer un monde primitif plus universel.



Actuellement, la librairie Loliée propose :
  • Lam (Wifredo) - Jouffroy (Alain). L’Antichambre de la nature. Eaux-fortes originales de Wifredo Lam. Paris, Collection Paroles Peintes, Odette Lazar-Vernet, 1966, in-4, en feuilles, couverture rempliée.Édition originale ornée de 9 eaux-fortes originales par Wifredo Lam, dont une lettrine. Un des 50 exemplaires sur Rives B.F.K, signé par l’auteur et l’artiste.

31 décembre 2008

La Dernière Bande

Monologue écrit en 1958, Krapp's Last Tape (en français La Dernière Bande) est d'abord destiné à la radio anglaise. Samuel Beckett adapte finalement le texte pour le théâtre en complément de Fin de partie qui se joue au Royal Court Theatre de Londres. Le rôle est créé par Patrick MaGee, acteur irlandais pour lequel Beckett a pensé le texte. Dans une pièce occupée d'une table et de boites à archives poussiéreuses, Krapp, intellectuel vieux et usé, enregistre sur un antique magnétophone ses réflexions sur l'année passée. Il se réécoute et fait le constat amer d'une existence envolée. Beckett truffe le texte d'indications scéniques, précise jusqu'à la couleur des voix, marque le débit de la parole pour créer l'espace dans lequel se glisse le souvenir et la mémoire de Krapp.
Quelques mois après la création londonienne, Beckett traduit ce "monodrame" avec l'aide de Pierre Leyris. Il faut attendre 1960 pour que la pièce, dans sa version française, soit montée par Roger Blin au théâtre Récamier.


Devenu aujourd'hui un classique, Krapp's Last Tape constitue un des grands textes dramatiques de Beckett. Nombres d'artistes se sont essayés à interpréter la figure de Krapp : en 2000 John Hurt dans une adaptation cinématographique d'Atom Egoyan ou encore en 2006, Harold Pinter qui, pour fêter le 50ème anniversaire du Royal Court Theatre, a repris le rôle.
(sources : Wikipedia).

Actuellement, la librairie Loliée propose en éditions originales de Samuel Beckett :
  • La Dernière Bande. Traduit de l’anglais par Pierre Leyris et l’auteur. Paris, Éditions de Minuit, 1959, in-12, broché. Tirage à 47 exemplaires sur pur fil Marais, seul grand papier. Bien complet du feuillet d’errata.
  • Tous Ceux qui tombent. Pièce radiophonique traduit de l’anglais Robert Pinget. Paris, Editions de Minuit, 1957, in-12, broché. Un des 80 exemplaires sur pur fil Marais, seul grand papier.
  • Bing. Paris, Éditions de Minuit, 1966, in-12, broché. Édition originale. Exemplaire sur vélin BFK, seul tirage en grand papier.
  • Sans. Paris, Éditions de Minuit, 1969, in-12, broché. Un des 742 exemplaires sur vélin de Rives, seul tirage en grand papier.
  • Berceuse suivi de Impromptu d’Ohio. Traduits de l’anglais par l’auteur. Paris, Éditions de Minuit, 1982, in-16, broché. Un des 99 exemplaires sur vélin d’Arches, seul grand papier.
  • Pour en finir encore. Paris, Éditions de Minuit, 1976, in-12, cartonnage bradel gris irisé de filets argentés et tacheté de vert (Mouillac). Exemplaire sur vélin d’Arches, seul tirage en grand papier.

17 décembre 2008

Petits et Grands Verres


"Pour ce qui est de la France, il semble bien que le cocktail fasse son apparition avec les premiers bars anglo-américains peu après l'exposition de 1889. La chronique y fait allusion et les histoires que publient les journaux ne l'ignorent point. Alphonse Allais ne tardent pas à farcir ses contes de noms de breuvages qui ont alors toute la saveur de la nouveauté : sherry Cobbler, mint julep, pick-me-up, prairie oyster, etc."

Petites et grands Verres, paru en 1927, propose un "choix des meilleurs recettes de cocktails", aux noms parfois fantaisistes qui titillent l'imagination et les papilles. Les 10 gravures de Jean-Émile Laboureur, qui illustre le recueil, soulignent le délicat et mondain savoir-vivre de l'époque.

Actuellement, la librairie Loliée propose :
  • Laboureur (J.-E.). Petits et Grands Verres. Choix des meilleurs cocktails. Recueillis par Nina Toye et A.-H. Adair et mis en français par Ph. Le Huby. 10 gravures de J.-E. Laboureur. Paris, Au Sans Pareil, 1927, in-4, broché. 10 eaux-fortes originales hors-texte de Laboureur. Tirage à 270 exemplaires, celui-ci sur vélin.

10 décembre 2008

Charles Bovary ou le savoir-faire de Flaubert

La première Madame Bovary que l'on découvre dans le célèbre roman de Gustave Flaubert n'est pas forcément celle que l'on croit. Le récit s'ouvre sur une saynète d'une école de province : un "nouveau", un garçon timide et consciencieux n'ose pas jeter à terre, comme ses camarades, la casquette neuve et ridiculement pédante que sa mère lui fait porter. En un chapitre, Flaubert raconte comment un amour maternel implacable amène Charles, futur mari d'Emma, à surpasser sa médiocrité pour atteindre un statut social acceptable. Madame Bovary mère veut que son fils devienne médecin. Le jeune homme, installé en ville pour faire ses études, est étourdi par la liste des matières qu'il doit suivre. "Il n'y compris rien ; il avait beau écouter, il ne saisissait pas. Il travaillait pourtant, il avait des cahiers reliés, il suivait tous les cours, il ne perdait pas une seule visite. Il accomplissait sa petite tâche quotidienne, à la manière du cheval de manège, qui tourne en place les yeux bandés, ignorant de la besogne qu'il broie." On retrouve dans cet extrait tout le savoir-faire de Flaubert, sa syntaxe faite de phrases simples, percutantes qui s'amoncèlent pour se conclure sur une métaphore dont l'évidence est presque cruelle.

Une nuit, Charles, désormais médecin de campagne, est appelé pour soigner une fracture, par chance, "simple". Il rencontre ainsi Emma et son père, le blessé. Veuf d'un premier mariage malheureux, Charles tombe sous le charme d'Emma. C'est par lui que l'on découvre cette jeune femme au teint pâle "dont le regard arrivait franchement à vous avec une hardiesse candide". Après une cour dont la dimension romantique qui trouble Emma est surtout le reflet de la maladresse et de l'inexpérience de Charles, le mariage est rapidement décidé. En homme heureux, M. Bovary s'empâte dans un quotidien confortable, quant à Madame... après tout juste cinquante pages, la problématique tombe comme un couperet : "Avant qu'elle ne se mariât, elle [Emma] avait cru avoir de l'amour ; mais le bonheur qui aurait dû résulter de cet amour n'étant pas venu, il fallait qu'elle se fût trompée, songeait-elle. Et Emma cherchait à savoir ce que l'on entendait au juste dans la vie par les mots de félicité, de passion et d'ivresse, qui lui avaient paru si beaux dans les livres".

Actuellement, la librairie Loliée propose :
  • Flaubert (Gustave). Madame Bovary. Mœurs de province. Paris, Michel Lévy Frères, 1857, 2 tomes reliés en un volume, in-12, plein maroquin rouge, dos à nerfs, plats ornés d’un quadruple filet doré, encadrement intérieur orné de même, tranches dorées sur témoins, couvertures conservées, étui (Chambolle-Duru). Édition originale. Exemplaire de premier tirage.

03 décembre 2008

Quand Louis Legrand illustre Edgar Poë

Employé de banque, Louis Legrand se forme au cours du soir de l'école des Beaux-Arts de Dijon. Puis, c'est avec Félicien Rops qu'il apprend les techniques de la gravure. Il gagne en renommée en travaillant comme caricaturiste pour Le Courrier Français. Sa vision sombre et macabre des nuits parisiennes lui vaut d'être inculpé pour obscénité et brièvement incarcéré en 1891. Legrand se tourne alors vers des sujets plus légers et participe au Gil Blas, hebdomadaire illustré qui connait des ventes records. Ses gravures sur le milieu de la danse sont reprises l'année suivante, chez E. Dentu, dans la suite Cours de danse fin de siècle. Legrand poursuit sa description avec Les Petits du Ballet publié en 1893 par Gustave Pellet. C'est le début d'une longue collaboration avec cet éditeur qui publia par la suite parmi les plus beaux travaux de Toulouse-Lautrec, maître qui éclipse souvent Legrand pourtant son predécesseur.
Dans son analyse de l'oeuvre du peintre, parue justement chez Pellet, Camille Mauclair s'attarde sur l'illustration de Quinze Histoires d'Edgard Poe et précise :
"Ces quinze planches sont peu connues et on n'en a guère reproduit que deux ou trois. Elles mériteraient pourtant d'être largement divulguées, non seulement à cause de leur beauté, mais encore parce qu'elles constituent jusqu'ici le seul essai d'illustrations qu'on ait osé tenter d'après ces terribles chef-d'œuvre."

Actuellement, la librairie Loliée propose :
  • Legrand (Louis) - [Baudelaire (Charles)]. Quinze Histoires d'Edgar Poë. Illustrations de Louis Legrand. Paris, imprimé pour les Amis du Livre, Chaumerot et Renouard, 1897, in-4, reliure plein maroquin noir (Chambolle-Duru). Édition illustrée de 15 eaux-fortes originales hors texte, en double état, sur Japon et de 30 dessins dans le texte.
  • Legrand (Louis) – Ramiro (Erasthène). Faune Parisienne. Paris, Gustave Pellet Éditeur, 1901, in-4, reliure plein maroquin lavallière (Canape). Édition originale illustrée de 19 eaux-fortes originales de Louis Legrand, dont la couverture. Tirage unique à 130 exemplaires. Exemplaire enrichi d’un second état, en noir, des gravures et de deux dessins originaux rehaussés à l’aquarelle.
  • [Legrand (Louis)] - Mauclair (Camille). Louis Legrand, peintre et graveur. Paris, H. Floury et G. Pellet, 1910, petit in-4, broché. Importante étude comportant de nombreuses illustrations dont 3 pointes sèches, 3 eaux-fortes et 9 héliogravures.

26 novembre 2008

Braque, Le Patron

Braque, Le Patron est le livre de référence sur l'œuvre du peintre. Jean Paulhan, en neuf parties, construit le portait de l'artiste qu'il présente ainsi : "Il est un peu voûté. Il poursuit à la fois dix ébauches, dont les unes posent sur des chevalets, les autres à terre sur des sortes de grils. Il déplace parfois une feuille morte, une patte de crabe, un squelette de lézard, qui attendaient quoi sur leur table? Il retouche. Il émonde. Comme un jardinier entre ses plantes."

L'écrivain rapporte aussi "Les Mythes de Georges Braque", compilation d'anecdotes savoureuses :
"Comprenez-moi, disait Vollard, je sus inquiet. Si mon Renoir brûle et qu'il n'en reste qu'un petit coin, je saurai toujours que c'est un Renoir. Mais si c'est mon Braque... - Grâce à Dieu", dit Braque. Qui renonça, ce jour-là, à signer ses tableaux. "

Actuellement la librairie Loliée propose :
  • Braque (Georges) - Paulhan (Jean). Braque le Patron. Paris, Genève, Éditions des Trois Collines, 1947, in-4, broché, chemise et étui. Édition ornée de 64 reproductions de peintures et 2 lithographies originales de Georges Braque. Tirage à 90 exemplaires signés par l'auteur et le peintre. Un des 25 premiers exemplaires sur Arches, comportant la lithographie originale en couleurs signé et numérotée par Georges Braque.
  • Braque (Georges) - Saint-Pol-Roux. Août. Paris, Louis Broder, 1958, grand in-4 oblong, en feuilles, sous couverture, emboîtage toilé. Édition originale ornée de 4 eaux-fortes originales à pleine pages, dont 2 en couleurs, de Georges Braque. Tirage limité à 120 exemplaires sur Auvergne signés par Braque.

19 novembre 2008

Les Amies de Verlaine par Gustave Buchet

Les Amies, œuvre de jeunesse dans lequel Verlaine loue l'amour saphique, connut un parcours éditorial chaotique. D'abord édités à 50 exemplaires sous le pseudonyme de Pablo-Maria de Herlañes, le recueil est censuré et les exemplaires détruits. Les six sonnets sont à nouveau publiés en 1881 dans la Revue Indépendante et sont finalement repris en 1889 dans Parralèlement (texte ici). C'est d'ailleurs dans ce dernier recueil que l'on trouve l'ensemble de six poèmes Filles qui aborde le thème du bordel.

De part leur dimension érotique et sulfureuse, les poèmes de Verlaine ont été à de nombreuses reprise illustrés (Bonnard, Bécat, Daragnès...) La contribution de Gustave Buchet s'inscrit dans l'époque Art Déco. Le peintre Suisse a flirté avec les grandes mouvances artistiques de son temps : Dadaïsme, Futurisme, Cubisme puis Purisme qui l'emmène vers l'abstraction. C'est déjà la ligne qui fait l'intérêt des pointes-sèches que Buchet compose pour Les Amies et Filles. L'harmonie des couleurs, discrètes, invite le regard à se poser sur les formes. Les corps sont tout en courbes, précises et fines. Le style est simple, élégant.

Actuellement, la librairie Loliée propose :
  • [Buchet (Gustave)] – Verlaine (Paul). Les Amies. Filles. Treize pointes sèches rehaussées de couleur et cul-de-lampe par Gustave Buchet. Paris, Le Livre, 1913, grand in-4, demi maroquin turquoise, dos à nerfs, couverture illustrée conservée (Martine Roy). Édition illustrée de 13 pointes sèches originales de Gustave Buchet, rehaussées de couleurs.

13 novembre 2008

Toulet - Debussy : une amitié durable

Paul-Jean Toulet et Claude Debussy se rencontrèrent au café Weber, rue royale, à Paris. Toulet aimait y retrouver “mon frère le whisky et mon amie la nuit. ” Debussy, qui n'a pas l'amitié facile, apprécie le poète. Les deux hommes projettent d'adapter pour l'opéra Comme il vous plaira de Shakeaspeare. Leur correspondance publiée pour la première fois en 1929 s'étale sur 16 ans et se referme à la mort du Debussy. Les lettres témoignent des affinités qui unissent l'écrivain et le compositeur: un amour de l'art et un goût pour l'hyperbole.Les deux hommes reviennent sur leur projet commun qui n'aboutira finalement pas, relatent leurs activités mondaines et leurs rencontres artistiques. Ils se montrent prévenants l'un envers l'autre sans s'attarder sur leurs maladies respectives. Dans la dernière année, ce sont surtout ces dames qui échangent sur l'état de santé de leurs maris. "Les amis, la bienfaisance, les virtuoses, les parents se sont emparés de nous... j'ai vu tout de même un docteur gentil et intelligent afin qu'il fasse quelques piqures indispensable au Maître, un peu trop déprimé..." écrit ainsi Emma Claude Debussy à Madame Toulet. Debussy s'éteint en 1918. Toulet, malade de trop d'alcool et d'opium, succombera deux ans plus tard. C'est avec ses Contrerimes, qui commencent à paraître en 1910 et dont l'édition définitive ne sera publiée qu'en 1921, qu'il s'impose comme un poète savant et ludique, désigné comme chef de l'école fantaisiste.

Actuellement, la librairie Loliée propose :
  • Toulet (Paul-Jean). Correspondance de Claude Debussy et P.J. Toulet. Paris, Le Divan, 1929, in-12, demi-maroquin gris souris à coins (Huser). Edition originale. Un des 15 premiers exemplaires sur Japon nacré.
  • Toulet (Paul-Jean) . Les Contrerimes. Paris, Edition du Divan et Emile Paul, 1921, plein maroquin rose, chemise demi-maroquin, étui (Huser). Edition originale. Un des 20 premiers exemplaires sur Chine.

06 novembre 2008

Ode à New York



"Tous tes muscles sont bandés
New York victorieuse
siècles des fumées
et voici devant toi
lointain comme des nuages solitaires
ton destin
qui est comme l'hésitation au bord d'un précipice
le vide qui sépare la nuit du matin
comme le doute que rien n'apaise
comme le feu qui s'élance
comme le silence et l'espoir et la folie "
Extrait du recueil de poèmes Odes de Philippe Soupault - photo Keystone tirée du même livre




Actuellement, la librairie Loliée propose :
  • Soupault (Philippe). Odes. Paris, Pierre Seghers, 1946, petit in-4, broché, couverture illustrée. Édition originale orné de reproductions photographiques. Exemplaire sur vélin Johannot.
  • Soupault (Philippe). Le Grand Homme. Roman. Paris, Charlot, 1947, broché.Édition originale dont il n’a pas été tiré de grand papier. Frontispice d’André Masson.